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Déclaration Ce jour, mercredi 03 août 2005, nos forces armées et de sécurité, mettaient en place un Conseil Militaire pour la Justice et la Démocratie. Cet événement intervient dans une conjoncture particulièrement dangereuse pour notre pays, conjoncture se caractérisant par l’absence de l’Etat de Droit, la confiscation des libertés, les violations répétées des Droits de l’Homme, la corruption généralisée, l’instabilité endémique et la faillite économique et sociale. L’absence de démocratie et l’exercice solitaire du pouvoir ont ruiné les efforts du peuple mauritanien et conduit notre pays, la Mauritanie dans une impasse politique sans précédent. Dans sa première déclaration, le Conseil Militaire pour la Justice et la Démocratie, après avoir relevé les dérives du régime déchu, s’est engagé solennellement à créer les conditions d’une démocratie ouverte et transparente avec la participation des acteurs politiques et de la société civile. Le RFD qui a toujours fait de la démocratie et de la justice sociale des axes majeurs de son programme politique, plaçant les intérêts supérieurs de la Nation au dessus de toute autre considération et conscient de ses responsabilités devant le peuple mauritanien et devant l’histoire déclare : - Prendre acte avec intérêt de la déclaration positive du Conseil Militaire pour la Justice et la Démocratie ; - Réaffirme sa disponibilité à œuvrer avec les nouvelles autorités du pays et toutes les bonnes volontés, pour offrir à la Mauritanie des perspectives nouvelles de démocratie véritable, d’un développement économique et social durable et du retour de la Mauritanie dans son environnement naturel, arabe, africain et islamique ; - Exhorte les forces vives du pays (partis politiques, syndicats, composantes de la société civile) à répondre favorablement à l’appel de nos vaillantes forces armées et de sécurité ; - Invite le peuple mauritanien à dépasser ses contradictions, à consolider son unité et à construire dans la fraternité un destin commun pour toutes ses composantes nationales. Nouakchott, le 03 août 2005 Le Comité Permanent |
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